En Corée du Sud, si on tend l’oreille pour se frayer un chemin entre le bruit de la K-Pop, des smartphones et du vrombissement des moteurs, on découvre une musique bien particulière. C’est le son d’un instrument à cordes au son grave et envoûtant : le geomungo.
Autrefois compagnon de méditation des élites masculines, il est né au croisement du pouvoir royal, de la philosophie confucéenne et dʹune quête intime dʹharmonie avec la nature. Aujourd’hui, il continue de vibrer dans les salles de concert, et c’est l’instrument de prédilection des musiciennes Joungju Lee et Heo Yoonjeong. Formées dans la pure tradition, elles ont toutes deux cherché à s’orienter vers une pratique plus ouverte sur le monde.
Dans cette quête sʹesquisse une réflexion plus vaste : comment la tradition survit-elle aux ruptures de lʹhistoire ? Entre mémoire et invention, rigueur du geste et liberté dʹimprovisation, le geomungo se révèle alors comme un lieu de résistance et de transformation, un territoire où lʹhumain persiste, même face à lʹavenir le plus incertain.
A écouter ci-dessus en V.O. ou dans sa version doublée sur le site de la RTS
Réalisation, prise de son montage et mixage | Gérald Wang
Traduction | Yesung Lim
Réalisation de la VF | Didier Rossat
Production | Christophe Canut, RTS La 1ère